Dans l’histoire de l’art, les crocus sont considérés comme un symbole du printemps, du renouveau et de l’éphémère. Leurs formes délicates et leurs couleurs éclatantes sont également utilisées pour mettre en valeur, de manière efficace, la couleur, la forme et le mouvement dans des natures mortes ou des compositions florales.
Cette peinture à l’huile de 1955 montre, comme l’œuvre de 1949, des crocus dans un vase. Toutefois, l’œuvre est ici conçue de manière plus claire et plus accueillante. Evard utilise un rose clair pour représenter les crocus, et le vase est traité dans un ton crème. Les fleurs sont stylisées et paraissent presque graphiques, avec des contours sombres et des nuances de rose harmonieusement dégradées.
Le vase se tient au centre sur une table également rose, suggérée au bord inférieur du tableau par une forme arrondie. L’arrière-plan est composé de tons bleus et clairs qui virent presque au blanc. Il crée ainsi une atmosphère calme, légèrement abstraite.
Dans l’ensemble, le tableau apparaît coloré, décoratif et construit de façon rythmée. Ici aussi, un bel exemple de la manière dont Evard reprend sans cesse les crocus dans ses œuvres.