Un peintre suisse de l'ère moderne

Montagnes violettes, 1917, huile sur carton, 39 x 44 cm (avec cadre), 20,5 x 20,5 cm (sans cadre)

Montagnes violettes, 1917

Dans cette œuvre, Evard présente un paysage enneigé avec des collines du Jura violettes et de la neige aux reflets roses. Il applique ici une technique picturale remontant loin dans l’histoire de l’art pour représenter la distance : la perspective atmosphérique. Il s’agit d’un terme technique qui décrit l’effet par lequel les objets éloignés apparaissent bleutés dans une image afin de créer une profondeur spatiale. Evard procède de manière abstraite, car il n’utilise pas classiquement la couleur bleue à cette fin, mais travaille dans une gamme de tons violets.
Réalisée à La Chaux-de-Fonds, l’œuvre reflète la phase de transition de sa création entre l’influence Art nouveau de son maître Charles L’Eplattenier (1874-1946) et les premières approches de son langage pictural abstrait ultérieur. Le choix subtil des couleurs et la composition rythmique témoignent déjà de l’intérêt d’Evard pour l’harmonie chromatique et la réduction formelle.