Cette œuvre témoigne de l’attachement d’Evard à la nature. Elle montre une vue sur une chaîne de montagnes lointaine qui se dresse de manière marquante en rouge devant un ciel jaune éclatant. À ses pieds, nous trouvons cette fois la chaîne de nuages, la vallée est couverte de nuages et disparaît dans le bleu. Au premier plan s’élève un sapin noir, l’image semble avoir été prise depuis une autre éminence. Ici, la vallée et les sommets, le flou et la clarté et, au sens figuré, le haut et le bas, le visible et l’invisible se rencontrent et témoignent de la compréhension mystique de la nature d’Evard. La nature construite en couches que le peintre nous montre ici, ainsi que la composition symétrique de l’image, laissent ici place à la nature et à l’esprit.